passe-montagne

Au commencement, il y avait des dessins, des mots et des phrases sur les murs de l’hôpital en ruine, tels des messages rupestres laissés par les derniers occupants des lieux qui disaient la révolte et le chagrin au moment de partir. Puis une exploration sonore du bâtiment, la résonance des voix dans les volumes de ses espaces aux quatre vents. Et puis le vécu des musiciens qui avaient joué avec les patients de l’hôpital avant la délocalisation.
Et la rencontre avec des habitants, des soignants et d’anciens usagers, des paroles de témoins enregistrées. Et aussi des textes d’archives revisitées. Et encore les chants d’autres peuples des montagnes, répertoire musical de Véronika. Et surtout un chœur de 30 personnes, elles-mêmes habitantes du plateau ou de la vallée ou de la montagne en face, tout.e.s ayant un lien intime avec le lieu.
À la fin, le désir de faire écho au souffle, aux murmures et aux cris passés.
Une polyphonie pour pousser un chant collectif comme un rituel d’adieu.