Fragments d’une zone sinistrée

Depuis quelques temps la zone est un chantier interdit au public. L’équipée artistique pensait travailler sur une disparition il s’agit en fait d’une suspension : un moment trouble entre deux états des lieux, un espace ambigu entre apparition et disparition, soit une transformation qui modifie la zone.

À longueur de veillées, les chandelles de paroles autour du temps mort ne réparent pas complètement le traumatisme de la délocalisation. Ces soirées entre habitants et artistes ont fait résonner l’écho de la plainte devant la maison brûlée. 

Les récits, les fragments de mémoires et de nouveaux usages (résidus, mémoires visuelles, échos sonores, accès interdits, passages sauvages, cueillettes, extraits de films, chants, textes…) ont dessiné les contours d’une “zone”.